<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Tobias pr&#xe9;sente</title><link>http://lepresbytere.canalblog.com/</link><description>Tobias vit un peu dans un presbyt&#xe8;re, un peu ailleurs. Il lit, &#xe9;crit, &#xe9;coute de la musique, embrasse des gar&#xe7;ons et aime la bi&#xe8;re. Il existe et il n&apos;existe pas. Il est n&#xe9; dans une nouvelle et il vit dans la vraie vie.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Fri, 25 May 2012 08:31:45 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Automne 1915</title><dc:creator>tobiaspresente</dc:creator><link>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/12/03/3331888.html</link><category>My imaginary friend</category><comments>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/12/03/3331888.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepresbytere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3331888/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/12/03/3331888.html</guid><description>&lt;p&gt;On aurait annonc&#xe9; dans les journaux que la lutte au front
s&apos;intensifiait. Certaines nuits, alors que le vent aurait souffl&#xe9; de
l&apos;est, dans le silence de la nuit de Paris, pendant que j&apos;aurais &#xe9;pi&#xe9;
cette qui&#xe9;tude inqui&#xe8;te, j&apos;aurais pu croire entendre tr&#xe8;s assourdi le
bruit du canon, l&apos;&#xe9;clat de bombe. On aurait su qu&apos;un jour la ville
serait sous les tirs ennemis, que la f&#xea;te triste et oublieuse, par
instants, serait g&#xe2;ch&#xe9;e par un obus. J&apos;aurais march&#xe9; dans la nuit pour
respirer. Dans l&apos;atmosph&#xe8;re bizarre de calme qui savait que la mort
s&#xe9;vissait &#xe0; quelques pas, j&apos;aurais tent&#xe9; d&apos;&#xe9;crire. Il m&apos;aurait fallu
m&apos;&#xe9;vader par instants de mon bureau. La mort m&apos;aurait &#xe9;pargn&#xe9; et je
serai revenu &#xe0; Paris. Nous aurions &#xe9;t&#xe9; plusieurs &#xe0; errer ainsi, ne
pouvant servir qu&apos;&#xe0; ce r&#xf4;le qui fut d&#xe9;volu aux temps des Invasions aux
moines lettr&#xe9;s. Pendant que l&apos;orage des armes se serait acharn&#xe9; sans
s&apos;exasp&#xe9;rer, on aurait compos&#xe9; ou &#xe9;crit, mais en allant chercher dans
l&apos;ombre d&apos;une porte, dans une chambre lou&#xe9;e, la tendresse qui aurait
sembl&#xe9; avoir d&#xe9;sert&#xe9; le pays; &#xe9;trange vie que l&apos;attente du feu ou de la
paix, qui se serait &#xe9;gar&#xe9;e dans les rues sombres de Paris. &lt;br /&gt;Je cueille une derni&#xe8;re rose dans l&apos;automne. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 03 Dec 2006 15:26:00 GMT</pubDate></item><item><title>&quot;The Hours&quot; (Philipp Glass)</title><dc:creator>tobiaspresente</dc:creator><link>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/11/30/3308782.html</link><category>Boy of melody</category><comments>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/11/30/3308782.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepresbytere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3308782/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/11/30/3308782.html</guid><description>&lt;p&gt;Une musique comme une tasse de th&#xe9;. &#xc0; peine quelques glissements de
cordes et quelques notes de piano, pour que se l&#xe8;vent, aussi vives
qu&apos;un apr&#xe8;s-midi doux et pluvieux de mai, des images qui laissent sans
voix pendant quelques heures. (Une musique, qui donnait presque envie
de s&apos;ensevelir au creux de l&apos;onde, pour retrouver le bon chemin de la
parole.) &lt;br /&gt;Je tourne les yeux vers la fen&#xea;tre : le ciel qui nous
dirait presque la neige ; la musique fait rena&#xee;tre les sensations d&apos;un
livre – un train courant &#xe0; travers la campagne vers l&apos;arbre de No&#xeb;l,
des flocons de temps en temps. Puis une tasse de th&#xe9;, dans la
tranquillit&#xe9; familiale. Et la lecture se continue: derri&#xe8;re la fen&#xea;tre,
le ciel s&apos;assombrit et le sol s&apos;&#xe9;claircit de blancheur.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 30 Nov 2006 18:18:00 GMT</pubDate></item><item><title>&quot;Dites au prince charmant&quot; (Lio)</title><dc:creator>tobiaspresente</dc:creator><link>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/11/28/3287031.html</link><category>Boy of melody</category><comments>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/11/28/3287031.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepresbytere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3287031/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/11/28/3287031.html</guid><description>&lt;p&gt;Le temps sensible et le temps affectif... J&apos;ai aim&#xe9; cet disque de
Lio en janvier, et je ne red&#xe9;couvre enti&#xe8;rement un matin de fin
novembre, sans l&apos;oublier entre-temps, mais avec une force nouvelle. Lio
revient avec une voix d&#xe9;licate raconter des petits &#xe9;v&#xe9;nements. Il y a
de la sensibilit&#xe9; &#xe0; fleur de peau, il y a de l&apos;humour. &lt;br /&gt;Et une
ambiance, un d&#xe9;cor. Alors que les premi&#xe8;res notes commencent, je vois
le m&#xea;me ciel qu&apos;&#xe0; la premi&#xe8;re &#xe9;coute: un ciel bas semblable &#xe0; de
l&apos;acier d&apos;o&#xf9; la neige est sur le point de tomber – un ciel blanc
cotonneux dans lequel on s&apos;enroule pour r&#xe9;chauffer son coeur. &lt;br /&gt;Les mots lui viennent dans un souffle, une fum&#xe9;e gracieuse et dansante.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 28 Nov 2006 06:43:00 GMT</pubDate></item><item><title>Bord de mer #4</title><dc:creator>tobiaspresente</dc:creator><link>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/26/3006287.html</link><category>My imaginary friend</category><comments>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/26/3006287.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepresbytere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3006287/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/26/3006287.html</guid><description>&lt;p&gt;Ce matin, le ciel &#xe9;tait ros&#xe9;, quand je sursautais dans mon sommeil. &#xc9;tait-ce un mauvais r&#xea;ve? Une sensation de froid? Je ne savais pas tr&#xe8;s ce qui me r&#xe9;veilla. Peut-&#xea;tre inconsciemment le d&#xe9;sir de ne pas rater ce ciel. Les jours ont fil&#xe9;, sans bruit, dans le vide de la maison, dans la fra&#xee;cheur de la pin&#xe8;de, &#xe0; regarder la plage. Il m&apos;est plusieurs fois revenu des images de William, la douceur de sa peau, son rire au milieu de la Grand&apos;Place. &lt;br /&gt;Il a fallu Henry et son d&#xe9;part pour que je m&apos;endormisse tout &#xe0; fait. Le bord de mer fut comme un long sommeil, apr&#xe8;s des jours agit&#xe9;s, o&#xf9; tous les r&#xea;ves et les cauchemars viennent d&apos;un coup, comme pour &#xea;tre assimil&#xe9;s; il faut parfois de ces temps de repos. &lt;br /&gt;Les nuages roses comme on les voit dans les tableaux, se continuant dans les chairs d&apos;une baigneuse ou d&apos;une d&#xe9;esse. Je porte en moi ces ciels, tendres et cotonneux, coupants mais magiques, d&apos;une tristesse consolatrice. Il &#xe9;tait l&apos;heure de refaire mes bagages.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 26 Oct 2006 16:59:29 GMT</pubDate></item><item><title>Bord de mer #3</title><dc:creator>tobiaspresente</dc:creator><link>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/17/2928573.html</link><category>My imaginary friend</category><comments>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/17/2928573.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepresbytere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2928573/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/17/2928573.html</guid><description>&lt;p&gt;Quand j&apos;ai eu expliqu&#xe9; &#xe0; Henry, pendant que nous buvions notre caf&#xe9; matinal, avec une l&#xe9;g&#xe8;re fatigue dans les yeux, qu&apos;il n&apos;y avait pas grand chose que je pusse lui offrir, il me dit la fragilit&#xe9; de ce qui pouvait se nouer entre nous. Il ne regrettait pas ce qu&apos;il avait murmur&#xe9; &#xe0; mon oreille, mais en apparaissait maintenant toute la vanit&#xe9; et toutes les limites. Nous nous sour&#xee;mes quand m&#xea;me. &amp;quot;Je ne peux pas rester ici avec toi. Tu attends beaucoup, mais tu ne peux rien donner en &#xe9;change.&amp;quot; Peut-&#xea;tre ne me restait-il plus qu&apos;&#xe0; aller vivre dans la pin&#xe8;de et courir avec les &#xe9;cureuils. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 17 Oct 2006 11:48:47 GMT</pubDate></item><item><title>Bord de mer #2</title><dc:creator>tobiaspresente</dc:creator><link>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/16/2924982.html</link><category>My imaginary friend</category><comments>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/16/2924982.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepresbytere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2924982/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/16/2924982.html</guid><description>&lt;p&gt;J&apos;ai d&#xe9;laiss&#xe9; en fin d&apos;apr&#xe8;s-midi la plage pour aller sur un autre
tapis feutr&#xe9;, dans un bois de pins, o&#xf9; mes pas s&apos;enfoncent dans le moelleux
des &#xe9;pines. &#xc0; l&apos;&#xe9;cume succ&#xe8;da une brume soyeuse. Je marchais en
silence, o&#xf9; je tentais de me cristalliser; alors que l&apos;obscurit&#xe9;
tombait, des ombres prenaient des formes inconnues et attirantes,
peut-&#xea;tre le fruit de mon imagination. Mais une entre toutes attirait
mon regard. Ce que j&apos;&#xe9;tais venu attendre ici semblait prendre forme,
derri&#xe8;re un tronc, &#xe0; me guetter. &lt;br /&gt;&amp;quot;Tobias?&amp;quot;&lt;br /&gt;Un pr&#xe9;nom murmur&#xe9;, c&apos;&#xe9;tait la voix d&apos;Henry. &lt;br /&gt;Je le retrouvais comme par le pass&#xe9;, son regard bleu, un volume d&#xe9;passant toujours de sa poche. &lt;br /&gt;Avant
de poser mes l&#xe8;vres sur les siennes, je caressais d&apos;abord son bras en
fixant son regard. Puis nous march&#xe2;mes encore en nous racontant nos
vies, depuis la derni&#xe8;re fois. Je crus d&apos;abord &#xe0; une illusion, comme si
les pins d&#xe9;gageaient, &#xe0; la mani&#xe8;re de certains marais, des vapeurs qui,
une fois respir&#xe9;es, troublent les sens. Mais Henry &#xe9;tait bien l&#xe0;, &#xe0;
venir me tenir compagnie dans la solitude du bord de mer. &lt;br /&gt;Je saurai vraiment que ceci &#xe9;tait vrai quand je m&apos;endormirai la joue sur sa poitrine.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 16 Oct 2006 20:36:00 GMT</pubDate></item><item><title>Bord de mer #1</title><dc:creator>tobiaspresente</dc:creator><link>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/15/2912914.html</link><category>My imaginary friend</category><comments>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/15/2912914.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepresbytere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2912914/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/15/2912914.html</guid><description>&lt;p&gt;Ce matin, &#xe0; la premi&#xe8;re heure, j&apos;ai pris le train pour le bord de
mer. Quelques v&#xea;tements vite pli&#xe9;s et des carnets, beaucoup de musique.
Pendant quelques jours, je vais retrouver mes r&#xea;ves dans l&apos;&#xe9;cume des
vagues et attendre sur la plage qu&apos;on vienne peut-&#xea;tre fredonner &#xe0; mes
c&#xf4;t&#xe9;s. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 15 Oct 2006 13:31:00 GMT</pubDate></item><item><title>&quot;Charlie Charlie&quot;</title><dc:creator>tobiaspresente</dc:creator><link>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/15/2909510.html</link><comments>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/15/2909510.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepresbytere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2909510/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/15/2909510.html</guid><description>&lt;p&gt;La rue, autour de moi, pleine des rires du samedi.&lt;br /&gt;J&apos;essuyais mes larmes avec le foulard qu&apos;il m&apos;a offert.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 14 Oct 2006 23:38:40 GMT</pubDate></item><item><title>&quot;Stay golden&quot; (Au revoir simone)</title><dc:creator>tobiaspresente</dc:creator><link>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/09/2869550.html</link><category>Boy of melody</category><comments>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/09/2869550.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepresbytere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2869550/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/09/2869550.html</guid><description>&lt;p&gt;Le r&#xe9;v&#xe9;rend me laisse utiliser une pi&#xe8;ce sous les combles: je l&apos;ai tr&#xe8;s peu am&#xe9;nag&#xe9;e, &#xe0; part une table et quelques livres. De la lucarne, je vois le clocher de l&apos;&#xe9;glise. Souvent, apr&#xe8;s avoir allum&#xe9; une bougie, j&apos;&#xe9;coute cette chanson, avant d&apos;&#xe9;crire des lettres: au gr&#xe9; de&amp;nbsp; l&apos;ondulation de la musique et de ma t&#xea;te, je retrouve mon ruisseau, et j&apos;imagine ces trois jeunes filles quitter un instant leurs amoureux, courir dans les hautes herbes pour chanter l&apos;office.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Ton absence cr&#xe9;e une parenth&#xe8;se que je remplis de mots.)&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 09 Oct 2006 19:57:14 GMT</pubDate></item><item><title>Waiting for Isobel</title><dc:creator>tobiaspresente</dc:creator><link>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/05/2840174.html</link><category>Boy of melody</category><comments>http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/05/2840174.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepresbytere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2840174/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepresbytere.canalblog.com/archives/2006/10/05/2840174.html</guid><description>
&lt;p&gt;Alice a toujours eu l&apos;effet d&apos;un papillon, qui viendrait se poser sur le bord de ma fen&#xea;tre quand le ciel est bas.&lt;br /&gt;
Alors que j&apos;&#xe9;tais ce matin &#xe0; ma table, pensant que je pourrais allumer une bougie, elle a frapp&#xe9; doucement &#xe0; ma porte. Nous prenions une tasse de th&#xe9; quand elle noua autour de mon cou mon &#xe9;charpe et me prit par la main. &quot;Il y aura de l&apos;or dans ce jour.&quot;&lt;br /&gt;
Nous march&#xe2;mes entre les roseaux, crois&#xe2;mes mon coin pr&#xe8;s de la rivi&#xe8;re, mais elle continua. Sa conversation &#xe9;tait douce et iris&#xe9;e, son pull vieux-rose, sa d&#xe9;marche de renarde. Je connaissais bien le chemin que nous prenions, le refuge de nos &#xe9;t&#xe9;s adolescents, o&#xf9; elle me fit sentir la douceur d&apos;un baiser et la caresse d&apos;une langue. Ici, nous partagions des tartelettes et des po&#xe8;mes; comme les papillons, ses cheveux caressaient mon nez. Elle m&apos;apprit la beaut&#xe9; d&apos;une fum&#xe9;e de cigarette dans le soleil. Nous nous ass&#xee;mes au pied de son saule, – je me souviens de m&apos;&#xea;tre compar&#xe9; &#xe0; Musset –, les yeux perdus chacun dans le vide. Alice regardait le ciel, et, comme par le pouvoir de ses yeux, les nuages s&apos;all&#xe9;geaient en brume; une vapeur d&apos;or enveloppait le saule. La voix d&apos;Alice qui fredonnait fr&#xf4;lait le courant et mes yeux scintillaient du bonheur de l&apos;avoir.&lt;br /&gt;
Je serrais sa main.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
</description><pubDate>Thu, 05 Oct 2006 19:54:15 GMT</pubDate></item></channel></rss>
